Né à Florence. Il rencontra Christophe Co lomb à Séville dans les années 1496-1498 alors qu'il était un agent commercial pour le compte de Laurent de Médicis. Sa première expédition date de 1499 sous le commandement d' Alonso de Ojeda. Sa mauvaise réputation commence avec un récit de voyage publié en 1504 où il antidate sa première expédition pour la placer en 1497, se donnant ainsi le crédit de la découverte du continent américain avant Christophe Colomb (1498). Lors d'un second voyage sous le drapeau portugais et le com
mandement de Pedro Àlvares Cabral en 1501, il prétend avoir descendu aussi bas que 50 degrés sud, ce qui l'aurait amener près du détroit de Magellan et semble peu probable. Malgré ces faits, il obtient les honneurs de la couronne d'Espagne, en étant naturalisé castillan et en obtenant le haut poste de pilote-major (il est le premier à l'occuper) dans la célèbre Casa de contratacion. Sa dernière prétention est d'avoir développé une méthode lunaire pour calculer la longitude, lui dont les simples relevés de latitudes sont souvent imprécis, voire farfelus. Enfin, sa gloire ou l'ironie est d'être l'origine du nom que porte le nouveau continent. Un géographe de Saint-Dié (en Lorraine), Martin Waldseemüller, utilisa le prénom d'Amerigo plutôt que le nom de Colomb pour désigner l'Amérique du sud dans un ouvrage publié en 1507, donc du vivant de Vespucci. Cette facécie de l'Histoire est probablement dû au fait que Vespucci publia avant Colomb et que notre géographe n'eut connaissance que de l'ouvrage du premier au moment des faits. D'autres récits de Vespucci furent publiés et eurent un fort succès en Europe.
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Les voyages de Magellan

Le tour du monde de Magellan

Issu d'une famille noble, Ferdinand de Magellan est né dans la ville de Sabrosa, Portugal, vers 1480. Son père, Ruy de Magellan, obtient que son fils soit page à la cour de la reine Leonor, veuve du roi Jean II du Portugal. Sa mère s'appelle Beatriz de Barbosa.
En 1505, il s'enrôle dans l'expédition de Francisco de Almeida, dans laquelle il n'est qu'un simple marin parmi 1500 autres hommes envoyés dans le but de conquérir pour le Portugal des lieux stratégiques sur la Route des Indes. C'est dans cette expédition qu'il commence sa carrière de navigateur, gagnant de l'expérience et du prestige.
En 1509 il voyage à Malaca, la Singapour actuelle, sous les ordres de López de Sequeira, qui commande une expédition qui doit allait reconnaître cette place importante de l'Extrême Orient.
Pendant 7 ans, Magellan navigue et lutte dans de farouches combats, d'où il en ressort blessé plus d'une fois.
En 1512 il retourne au Portugal mais ne tarde pas à commencer une nouvelle traversée. Ayant rejoint le Maroc, il fait partie de l'équipage de 13000 mille hommes qui, sous le commandement de Jaime, Duc de Bragance et neveu du Roi du Portugal, devait mettre en déroute les pirates mauresques.
Comme beaucoup de navigateurs de cette époque, Magellan se montre très intéressé dans la découverte d'une Route vers les Indes, ce qui le conduit à échafauder un projet ambitieux de navigation en 1519.
A 35 ans, Ferdinand de Magellan est un marin expérimenté mais il n'a pas encore reçu la reconnaissance du Roi du Portugal.
Son amitié avec Ruy Faleiro le conduit à s'intéresser à la rotondité de la Terre et à la découverte d'un passage vers les Indes par l'occident.
Magellan, souhaite voyager vers les Moluques dont lui parle son ami Francisco Serrano et que l'on dit pleines de richesses, spécialement en épices. Son idée est de naviguer vers ce lieu en suivant la route de l'ouest, mais pour cela il faudrait découvrir un passage vers l'Océan Pacifique, " la Mer du Sud ", découvert par Vasco Núñez de Balboa en 1513.
Il présente son projet au Roi don Manuel du Portugal qui n'est pas séduit par l'idée du navigateur. Ferdinand de Magellan renonce alors à sa citoyenneté et décide de concrétiser son rêve en dehors de sa patrie.
Il s'en va du Portugal, avec l'espérance d'être aidé par la monarchie espagnole.
Les îles Moluques se trouvant dans la zone espagnole décrétée par le Traité de Tordesillas (1494), Ferdinand de Magellan devait obtenir l'autorisation du Roi d'Espagne pour concrétiser son plan.
Son projet est tout d'abord refusé par la Casa de Contratación (1517), et c'est seulement l'année suivante que le marin portugais obtient une entrevue avec le jeune Charles Quint (Carlos I).
Les arguments pour convaincre le Roi sont la possibilité de rejoindre les îles riches en épices avec la sécurité que celles-ci se trouvent en territoire espagnol.
Le 22 Mars 1518, une Capitulation est signée dans laquelle le Roi se compromet à livrer 5 navires avec 265 membres d'équipages et des vivres pour deux ans.
Magellan reçoit le commandement de l'expédition avec le titre de Adelantado et Gouverneur des terres à découvrir, et une partie des richesses trouvées et une solde pour ses dépenses personnelles.
Ferdinand de Magellan met 18 mois pour préparer son expédition. Des intrigues et des plaintes de la part du gouvernement portugais interrompent son entreprise jusqu'à ce qu'enfin, le départ de la flotte se fasse du port de San Lúcar de Barrameda le 20 septembre 1519.
Sa route passe par les îles Canaris, Río de Janeiro, Río de la Plata, où il arrive le 10 Janvier 1520. Puis l'expédition poursuit sa route vers le sud en longeant les côtes de l'Argentine actuelle.
Il entre en contact des populations aborigènes australes. Grands et vêtus de peaux, ils paraissent plus grands que les êtres humains communs. Les énormes traces de pieds qu'ils laissent amènent les espagnols à les appeler "Patagons", d'où le nom "Patagonie" que l'on donne à cette région australe.
L'expédition ne tarde pas à rencontrer de multiples problèmes : mutineries, rationnement, perte d'embarcation et peur de l'équipage convaincu de l'inutilité de ce projet. Toutes ces difficultés sont surmontées avec énergie par Magellan qui n'hésite pas à utiliser la force quand cela est nécessaire.
Découvrant l'embouchure orientale du passage le 21 Octobre, le 1er Novembre 1520, les navires de Magellan entent dans le détroit qui reçoit le nom de Détroit de Tous les Saints, en raison de la fête religieuse de ce jour.
Commence alors une navigation lente des navires cherchant une route qui doit les conduire vers l'Océan Pacifique.
Les observations de Magellan l'amènent à la conclusion qu'il se trouve à l'extrémité du continent américain, et que la Terre de Feu, appelée ainsi en raison des foyers allumés par les indigènes, est une grande île.
La recherche de la sortie ouest se prolonge jusqu'au 27 Novembre quand les trois navires restant débouchent enfin sur le Pacifique.
C'est ainsi que Magellan découvre la route tant recherchée vers les îles des épices, et l'extrême sud du Chili.
Par rapport aux calculs que Magellan avaient effectué avant le voyage, il pensait que l'arrivée aux Moluques n'était une question de quelques semaines. Mais il fallait naviguer sur presque la moitié du globe terrestre, ce qui durera 100 jours, dans des conditions extrêmes.
Le chroniqueur de l'expédition, Antonio Pigafetta relate : "La galette que nous mangions n'était plus du pain mais une poudre pleine de vers qui avaient dévoré toute sa substance. De plus, elle avait une odeur fétide insupportable parce qu'elle était imprégnée de l'urine des rats. L'eau que nous buvions était putride et puante. Nous nous sommes vus, pour ne pas mourir de faim, obligés de manger les morceaux de peau de bœuf qui couvrait le grand mât afin que les cordes ne s'abîment pas contre le bois... Très souvent, nous étions réduits à nous alimenter de sciure; et les rats, si répugnants pour l'homme, étaient devenu une nourriture si recherchée, qu'on payait jusqu'à un demi ducat pour chacun d'entre eux... Et ce n'était pas tout. Notre plus grand malheur arriva quand nous nous sommes vus attaqués par une sorte de maladie qui nous gonflait les mâchoires jusqu'à ce que nos dents en soient cachées...".
La route que s'est fixée Magellan ne leur permet pas de rencontrer beaucoup d'îles où s'approvisionner. Les deux seules îles découvertes sont très pauvres, pratiquement sans fruits et animaux, qu'il baptise les îles Desventuradas (malheureuses).
Poursuivant la traversée, le 6 Mars 1521, il découvre les îles de " Los Ladrones " (îles des Voleurs), l'archipel actuel des Mariannes où il trouve de la nourriture.
Le voyage interminable l'amène à découvrir un immense archipel, celui des Philippines, densément peuplé en aborigènes et riche en or et en épices.
La décision de débarquer sur ces terres va lui coûter la vie.
L'équipage arrive sur l'île de Mactan, où il est attaqué quand il met pied à terre, par un grand nombre d'indigènes. Le capitaine est blessé par une pierre lancée par un des assaillants qui profite de cet instant pour lui donner un violent coup de lance, dont Magellan mourra le 27 Avril 1521.
Ferdinand Magellan mort, l'expédition se poursuit sous les ordres de pilote Sebastián Elcano, qui a la chance d'arriver aux Moluques, terres d'épices, de richesses, de forêts et d'animaux exotiques.
Elcano et ses hommes rejoignent le port de San Lúcar de Barrameda le 6 Septembre 1522 à bord du seul navire rescapé, le Victoria. L'équipage se compose de seulement 17 hommes, ceux qui ont pu raconter l'épopée du premier tour du monde, un véritable exploit à cette époque. Elcano a reçu de grands honneurs pour cette prouesse.
L'apport de Magellan aux connaissances géographiques de l'époque est inestimable. Il a réussi à prouver par la pratique que la Terre à la forme d'une sphère et qu'elle est ouverte pour être parcourue.
Même si Magellan n'est pas arrivé lui-même aux Moluques, cela n'enlève rien à son exploit.
Dans l'histoire du Chili, Magellan occupe une place privilégiée puisqu'il fut le premier Découvreur des ces terres, et le premier explorateur de ses côtes.
Bateaux du moyen âge

Magellan

Christophe Colomb

La route de la soie
L
Marco Polo

Les voyages de Marco Polo

Les parents de Christophe Colomb sont tisserands. Christophe Colomb est né en 1451 à Gênes (Italie). A cette époque, c’est un port commercial très important.
Christophe Colomb fait des études de mathématiques et de cartographie. A l’âge de 14 ans, il s’embarque comme marin sur des bateaux qui assurent des liaisons commerciales dans toute la Méditerranée. Il s’installe en 1476 à Lisbonne, au Portugal. Christophe Colomb devient un excellent marin.
Christophe Colomb sait que la Terre est ronde . Il est persuadé qu’on peut arriver aux Indes par l’ouest, en traversant l’océan Atlantique. Cette nouvelle route peut lui apporter la fortune grâce au commerce des fameuses épices.
Christophe Colomb cherche un puissant protecteur pour financer son expédition. Son roi, le roi du
Portugal, lui refuse son soutien. Les Portugais, en doublant le cap de Bonne-Espérance, naviguent
déjà sur l’océan Indien et sur la mer de Chine.
Mais le roi Ferdinand et la reine Isabelle d’Espagne autorisent Christophe Colomb à lancer son expédition le 17 avril 1492.
Christophe Colomb portera le titre de Grand Amiral de la mer Océane. Il sera vice-roi et gouverneur de toutes les îles et continents découverts.
La première expédition comporte trois navires. Ces navires s’appellent des caravelles. Quatre-vingt-sept hommes d’équipage participent à ce premier voyage. On charge sur ces navires des biscuits, du vin, de la viande ou du poisson salé, de l’huile, du vinaigre, des oignons, des légumes secs (pois chiches, fèves, lentilles), du miel, du riz, des amandes, des raisins secs et des centaines de litres d’eau.
Les caravelles
Le plus gros navire s’appelle la Santa Maria. On peut dire que ces navires sont des navires de découverte parce qu’ils peuvent naviguer en faible profondeur d’eau et s’approcher des côtes. Les trois navires sont équipés de voiles carrées et d’un gourvernail pour naviguer sur l’Océan et suivre les Alizés.
Les instruments de navigation
Christophe Colomb utilise trois intruments pour naviguer : la boussole, le quadrant et le sablier. La boussole de Christophe Colomb s’appelle également rose des vents. La boussole indique le Nord. Le quadrant permet de mesurer la hauteur de l’étoile Polaire au-dessus de l’horizon. On arrive ainsi à connaître l’endroit et en particulier la latitude à laquelle on se trouve. Christophe Colomb utilise un sablier parce que les montres et les horloges n’existent pas encore à cette époque. Comme ces instruments sont imprécis, Christophe Colomb ne peut pas calculer la distance qu’il a effectuée réellement.
Le premier voyage sur l’océan Atlantique de Christophe Colomb a duré 35 jours. Avant d’aborder le continent Américain, les caravelles abordent les îles d’Haïti, de Cuba et de la Jamaïque. C’est le chef indien Guacanagari qui accueille Christophe Colomb et ses hommes sur l’île de Guanahani. Les indiens croient que les espagnols sont venus du ciel parce qu’ils n’ont jamais vu d’hommes habillés ni de navires pareils à ceux des espagnols.
Le retour à Barcelone
Christophe Colomb est rentré en Espagne avec seulement deux bateaux, la Santa Maria s’étant échouée peu de temps auparavant. En 1493 il revient en Espagne où il est reçu en triomphe à Barcelone. En tout, Christophe Colomb effectue 3 voyages. En 1509, les Européens appellent le nouveau continent Amérique du nom du navigateur Amérigo Vespucci.
Voyage d' Hannon dans l'océan Atlantique en 425 avant JC

Herodote

Issu d'une riche famille, Hérodote put, comme le firent la plupart des savants de son époque, consacrer une grande partie de sa vie à des voyages fructueux. Depuis l'Asie Mineure jusqu'en Sicile, à travers l'Egypte, la Cyrénaïque, la Babylonie, la Perse jusqu'à Suse, il rencontra des civilisations diverses, là où ses contemporains ne concevaient que la présence de «Barbares». Des régions (Afrique, territoire des Scythes) situées au-delà des limites du monde connu, considérées jusque-là comme le «néant», il recueillit et rapporta les mythes, parfois irrationnels, qui seront repris plusieurs siècles plus tard par les navigateurs portugais et espagnols.
Son voyage put se réaliser grâce à la rencontre d'hôtes grecs installés dans les pays visités ou d'étrangers hellénisés, qui lui donnèrent les renseignements qu'il recherchait, tant sur l'histoire, les coutumes ou les institutions des contrées traversées que sur la façon concrète de poursuivre son «reportage» vers une nouvelle étape.
Après plusieurs voyages et un long séjour à Athènes (446-443 av. J.-C.), au cours duquel il se lia avec Périclès et Sophocle, Hérodote se fixa finalement en Grande Grèce (Italie méridionale). C'est là qu'il entreprit la rédaction de son Enquête, ou Histoires, œuvre restée inachevée : il mourut pendant qu'il composait le récit des événements de l'année 478 av. J.-C.
Carte du monde à l' époque d' Herodote

« En effet, le Nil vient de la Libye [l’Afrique], qu’il coupe par le milieu ; et, comme je le conjecture en m’aidant du connu pour expliquer l’inconnu, son cours doit avoir un développement égal à celui de l’Istros [le Danube] . L’Istros vient du pays des Celtes et de la ville de Pyréné [la chaîne montagneuse du même nom n'est pas connue par Hérodote], et partage l’Europe en deux. Les Celtes habitent au-delà des Colonnes d’Héraclès et sont les voisins des Cynésiens [Portugais], le plus occidental des peuples de l’Europe. L’Istros traverse donc toute l’Europe et se jette dans le Pont-Euxin [Mer Noire], à l’endroit où les colons de Milet ont fondé Istria. Mais si l’Istros est bien connu, puisqu’il coule à travers des régions habitées, personne ne peut rien dire des sources du Nil ; car la Libye qu’il traverse est un pays désertique et inhabité. Sur son cours, tout ce que l’enquête la plus étendue m’a permis de découvrir se trouve exposé ici. Le Nil se termine en Égypte, et l’Égypte se trouve presque en face des montagnes de la Cilicie. De là jusqu’à Sinope [ville d’Asie Mineure], sur le Pont-Euxin, il y a en ligne droite cinq jours de route pour un bon marcheur. Et Sinope se trouve en face de l’embouchure de l’Istros. Ainsi, le cours du Nil en Libye doit, à mon avis, correspondre à celui de l’Istros. Mais, sur le sujet du Nil, je ne m’étendrai pas davantage. »
On découvre par ce paragraphe la vision étonnante d’Hérodote : le Nil et le Danube seraient deux fleuves symétriques par rapport à la Mer Méditerranée. Leurs cours, orientés Ouest-Est, dessineraient un angle droit et leurs embouchures se feraient face. Hérodote explique ainsi l’inconnu par le connu ; il dessine le monde pour le rendre cohérent, harmonieux, comme si la nature, avec sa bosse des mathématiques, traçait des figures géométriques et parfaites, avec le Nil et le Danube partageant en deux, l’un l’Afrique, l’autre l’Europe.
Je recherche le Danube dans l’Enquête d’Hérodote (édition d’Andrée Barguet, disponible en poche, Folio classique). L’historien grec nomme ce fleuve autrement que Danube. C’est l’Istros (ou l’Ister, suivant la traduction). Et j’imagine Johann Strauss nous faisant valser sur un air de bel Ister azuré... J’arrive à ce passage (Livre II, 33-34, j’indique entre crochets quelques précisions pour faciliter la compréhension) :
« En effet, le Nil vient de la Libye [l’Afrique], qu’il coupe par le milieu ; et, comme je le conjecture en m’aidant du connu pour expliquer l’inconnu, son cours doit avoir un développement égal à celui de l’Istros [le Danube] . L’Istros vient du pays des Celtes et de la ville de Pyréné [la chaîne montagneuse du même nom n'est pas connue par Hérodote], et partage l’Europe en deux. Les Celtes habitent au-delà des Colonnes d’Héraclès et sont les voisins des Cynésiens [Portugais], le plus occidental des peuples de l’Europe. L’Istros traverse donc toute l’Europe et se jette dans le Pont-Euxin [Mer Noire], à l’endroit où les colons de Milet ont fondé Istria. Mais si l’Istros est bien connu, puisqu’il coule à travers des régions habitées, personne ne peut rien dire des sources du Nil ; car la Libye qu’il traverse est un pays désertique et inhabité. Sur son cours, tout ce que l’enquête la plus étendue m’a permis de découvrir se trouve exposé ici. Le Nil se termine en Égypte, et l’Égypte se trouve presque en face des montagnes de la Cilicie. De là jusqu’à Sinope [ville d’Asie Mineure], sur le Pont-Euxin, il y a en ligne droite cinq jours de route pour un bon marcheur. Et Sinope se trouve en face de l’embouchure de l’Istros. Ainsi, le cours du Nil en Libye doit, à mon avis, correspondre à celui de l’Istros. Mais, sur le sujet du Nil, je ne m’étendrai pas davantage. »
Je découvre par ce paragraphe la vision étonnante d’Hérodote : le Nil et le Danube seraient deux fleuves symétriques par rapport à la Mer Méditerranée. Leurs cours, orientés Ouest-Est, dessineraient un angle droit et leurs embouchures se feraient face. Hérodote explique ainsi l’inconnu par le connu ; il dessine le monde pour le rendre cohérent, harmonieux, comme si la nature, avec sa bosse des mathématiques, traçait des figures géométriques et parfaites, avec le Nil et le Danube partageant en deux, l’un l’Afrique, l’autre l’Europe.
L’énumération des vents et des affluents du Danube montre le savoir encyclopédique d’Hérodote et nous nous prenons à rêver, devant tant d’érudition, à ce monde qui nous est raconté et dans lequel nous aimerions nous situer. Un monde où chacun serait à sa bonne place, logique et rendue harmonieuse par la volonté des dieux et la combinaison des destins.
Amérigi Vespucci

Jacques Cartier





Comme bien d’autres explorateurs européens, Jacques Cartier partit vers l’Amérique du Nord à la recherche d’or et d’un passage vers l’Asie. En fait, il découvrit le Saint-Laurent, fleuve qui permit à la France de pénétrer au Canada.
Jacques Cartier naît en 1491 à Saint Malo, en Bretagne. En 1534, le roi François I le charge de mener une expédition vers l’Amérique du Nord.
Au printemps de 1534, Cartier traverse l’Atlantique nord en direction du Canada d’aujourd’hui. Là, avec son équipage, il explore les terres entourant le golfe du Saint-Laurent et rencontre les populations locales. Quand il repart vers la France, il emmène avec lui 2 Amérindiens.
En mai 1535, Cartier entreprend un deuxième voyage. Guidé par les 2 mêmes Amérindiens, il explore plus avant l’estuaire du Saint-Laurent et remonte le fleuve. À environ 420 kilomètres à l’intérieur des terres, il atteint le village amérindien de Stadaconé, près duquel se dresse aujourd’hui la ville de Québec.
Cartier et ses hommes sont parmi les premiers Européens à passer l’hiver dans cette région. Jamais ils n’ont vu un froid aussi mordant, et certains de ses hommes meurent. De retour en France, Cartier raconte que les Amérindiens parlent de trésors cachés plus loin dans l’intérieur des terres.
À son troisième voyage, en 1541, Cartier part à la recherche de ces trésors et découvre ce qu’il pense être de l’or et des diamants. Quand il revient en France, en 1542, sa déception est immense : l’analyse révèle que ce ne sont que de vulgaires minéraux. Cartier ne retournera pas en Amérique. Il meurt près de Saint-Malo, le 1 septembre 1557.
Nouvelle France en 1750
Amérique du sud en 1900



Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse (ou de La Pérouse) est né près d’Albi en 1741. Très jeune, il s’engage dans la Marine et participe à la guerre de Sept-Ans puis surtout à la guerre d’indépendance américaine. Après le traité de Paris de 1783 concrétisant les efforts de la France en faveur de l’indépendance des États-Unis, Louis XVI et son ministre de la marine, le Marquis de Castries, lui confient une mission d’exploration dans le Pacifique pour le compte de la France.
L’expédition, composée de nombreux scientifiques qui prennent place à bord de deux bateaux La Boussole et L’Astrolabe, part de Brest le 1er août 1785. Dans son parcours, elle comporte notamment une escale en Amérique du Nord, dans l’actuelle Alaska.
Après avoir atteint la côte nord-ouest de l’Amérique à la hauteur du Mont Saint-Élie, après un an de navigation, Lapérouse découvre une magnifique baie dominée par des hautes montagnes et bordée de glaciers. Il la nomme Port-des-Français et y séjourne du 3 au 30 juillet 1786.
Malgré un accès difficile par une passe très dangereuse, l’expédition s’y arrête afin de prendre du bois et de l’eau et récupérer six canons dans les cales pour les installer en vue de la traversée vers la Chine. Les deux ingénieurs Monneron et Bernizet lèvent le plan de la baie, mais l’exploration du fond de celle-ci pour trouver un passage navigable vers l’intérieur de l’Amérique ne donne rien. Pour la troisième fois depuis le départ, un observatoire est installé à terre. La baie, riche en ressources animales, est très fréquentée par les populations amérindiennes avec lesquelles se font de nombreux échanges et Lapérouse y identifie un potentiel intéressant pour la traite des fourrures.
Mais Port-des-Français va aussi être le lieu d’un dramatique épisode de l’expédition. En effet, le 13 juillet 1786, Lapérouse envoie un détachement d’officiers et de marins sonder la baie à bord de deux biscayennes et d’un petit canot, afin de porter la profondeur et la nature des fonds sur le plan levé par les ingénieurs de l’expédition. Ce travail de routine, qui est le prétexte d’une sortie d’agrément, tourne à la tragédie. Malgré les recommandations de prudence de Lapérouse, le lieutenant de vaisseau Descures, qui dirige l’opération, s’aventure trop près de la passe. Sa biscayenne, entraînée par le courant de la marée, est engloutie. En voulant lui porter secours, l’autre biscayenne subit le même sort ; seul le petit canot, plus stable, échappe au naufrage.
Cette catastrophe fait perdre à l’expédition vingt-et-un marins dont Edmond de Laborde de Marchainville et Ange de Laborde de Boutervilliers, les deux fils du banquier et mécène proche de la famille royale Jean-Joseph de Laborde. Très affecté, Lapérouse fait parvenir en France le récit du drame qui déclenche une grande émotion. Le tableau commémoratif peint par Louis-Philippe Crépin en 1806 contribuera à faire connaître cet événement et à donner une dimension héroïque à l’expédition.
L’équipage de Lapérouse prend ensuite la direction de Monterey, colonie espagnole en Californie. Elle disparaîtra ensuite mystérieusement en 1788 dans l’île de Vanikoro, faisant entrer Lapérouse dans la légende. Ainsi, le roi Louis XVI, avant d’être guillotiné à Paris le 21 janvier 1793, aurait demandé : « A-t-on des nouvelles de M. de Lapérouse ? ».
Une magnifique exposition a
Expédition Laperouze


Naufrage des Canots de Lapérouse au Port-des Français - Tableau de Louis-Philippe Crépin, 1806

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La manœuvre de
la volta
à partir du XVème siècle
Les portugais contournaient donc l'anticyclone des Açores de manière à se laisser porter par les vents dominants, quitte à rallonger leur route en milles, pour la raccourcir en jours.
Un peu plus tard, pour doubler le cap de Bonne-Espérance, les navires portugais allèrent chercher les vents portants au large des côtes du Brésil. Cette nouvelle volta de l'Atlantique Sud fit le tour de l'anticyclone de Sainte-Hélène dans le sens du vent. C'est la "grande volta", qui reproduisait dans l'hémisphère austral la petite volta des Açores.
On voit sur la carte que dans l'hémisphère Nord, le vent tourne autour des anticyclones dans le sens des aiguilles d'une montre. Dans l'hémisphère Sud, c'est l'inverse.
On peut constater que pour les deux routes (retour d'Afrique vers le Portugal, ou direction les Indes via le Cap de Bonne-Espérance), si les navires voulaient suivre la ligne droite pour arriver à destination, ils auraient à lutter contre le vent.
Anticyclone des Accores

Les caractéristiques géographiques de l’Océan Indien influent sur le climat de la zone : totalement fermé au nord et ouvert dans sa partie sud vers la ceinture de l’Océan Antarctique. La température de l’eau est caractérisée par une grande homogénéité, allant au niveau de La Réunion, de 24°C l'hiver à 29°C l'été. Mais dès les latitudes 30-35° sud, la température baisse très rapidement.
De l’Anticyclone de Sainte Hélène, anticyclone quasi permanent de l’Atlantique Sud, se détachent des cellules de hautes pressions qui, passé le Cap de Bonne Espérance, circulent d’Ouest en Est à travers l’Océan Indien, à une vitesse moyenne de l’ordre de 15 à 25 noeuds. Entre ces cellules anticycloniques s’immiscent des talwegs d’origine polaire, matérialisés par des fronts froids dont la partie septentrionale affecte de temps à autres La Réunion, en particulier en hiver austral.



Vasco de Gama
Né à Sines (Portugal) en 1469 ; Mort à Cochin (Inde) le 24/12/1524
Après la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb pour le compte de l'Espagne, le Roi du Portugal charge Vasco de Gama d'ouvrir la route de l'Inde. Le navigateur part donc le 9 juillet 1497, à la tête de trois navires. En novembre, il affronte le Cap de Bonne Espérance, également nommé "Cap des tempêtes" à cause des conditions maritimes extrêmes qui l'entourent. Vasco de Gama arrive en Inde, à Calicut (actuelle Kozhikode), un an après son départ du Portugal. Il pose alors les bases nécessaires à l'établissement de liens commerciaux. Après être retourné au pays, il repart sur la route des épices et fonde plusieurs colonies portugaises. Lors d'un ultime voyage, le navigateur est nommé vice-roi des Indes, en 1524.
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Les voyages de Vasco de Gama

LES ALIZES
Ce sont des vents réguliers parfois assez forts, soufflant d’Est en Ouest dans les océans tropicaux. Ils sont générés par le gradient qui existe entre les hautes pressions subtropicales et les basses pressions équatoriales. Pour La Réunion, leur direction dominante est l’est-sud-est et leur période d’activité maximale est la saison fraîche, de mai à octobre. Leur structure en altitude se modifie. Il existe une inversion dynamique et thermique très nette, surtout présente en hiver austral. L’air chaud en altitude fait obstacle le plus souvent aux ascendances qui ne peuvent se développer au delà de la couche d’inversion. A La Réunion cette limite se trouve généralement entre 1800 et 3000 mètres d’altitude.
